nous
étymologie
Du latin nos.

pronom personnel

nous \nu\ masculin et féminin identiques pluriel

  1. Pronom de la première personne du pluriel, incluant le locuteur ainsi que d’autres personnes au nom de qui il parle.
    1. Utilisé en tant que sujet. (singulier : je#fr-pronom-pers|je) Note: Il se place avant le verbe, sauf dans les phrases interrogatives, où il le suit. Il peut être précédé par plusieurs pronoms toniques dont l’un est à la première personne.
      • Nous sommes contents. (masculin ou mixte)
      • Nous sommes heureuses. (féminin)
      • Vous et moi, nous sommes dans le même cas.
      • Toi, lui et moi, nous avons été heureux de nous rencontrer à cette occasion.
    2. Utilisé en tant que complément d’objet. (singulier : me#fr-pronom-pers|me) Note: Il peut être complément direct, ou complément indirect sans préposition et il se place devant le verbe sauf dans l’impératif.
      • Ils nous aiment. (complément d’objet direct)
      • Il nous l’a dit. (complément d’objet indirect)
    3. Complément précédé d’une préposition, se met toujours après le verbe, l’adjectif ou l’adverbe auquel il se rapporte.
      • Il parle de nous.
      • Il est contre nous.
      • La victoire est à nous.
    4. Utilisé en tant que pronom tonique (singulier : moi#fr-pronom-pers|moi). Marque l’insistance sur la personne, afin de donner plus d’énergie à la phrase.
      • Nous, nous n’oserions pas faire cela.
      • Nous prétendons, nous, ne pas le faire.
    5. Se dit souvent pour désigner une collectivité dont fait partie la personne qui parle, qu’il s’agisse de l’humanité, d’un pays, d’une province, d’une famille, ou encore de gens ayant en commun des idées, des croyances, une formation, des habitudes, etc.
      • La Grèce et Rome nous ont apporté la civilisation.
      • L’administration que l’Europe nous envie.
    6. Il s’emploie aussi quelquefois, dans le registre familier, au lieu du pronom personnel il ou elle.
      • On lui a fait remarquer plusieurs fois sa faute, mais nous sommes opiniâtre, nous ne voulons pas nous corriger.
    7. À l’époque des rois, remplaçait le singulier je ou moi dans les lois, dans les ordonnances, etc. Note: Il s’emploie encore par les évêques dans leurs mandements, et en général par les personnes qui ont caractère et autorité (voir nous de majesté).
      • Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit.
      • (plaisanterie) Alors comme ça, nous ne voulons pas ranger notre chambre ?
    8. Dans les romans, essais, travaux universitaires, remplace les pronoms je, me, moi pour désigner l'auteur du texte (voir nous de modestie).
      • En écrivant ces passages dont nous sommes presque effrayé, nous n'avons pu échapper à une sorte de serrement de cœur... (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, Première partie, chap. I, 1842.)
      • Pendant que les scènes que nous venons de décrire se passaient dans l’autre partie du château, la juive Rébecca attendait son sort dans une tourelle éloignée et isolée. (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXIV, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
synonymes
  • on (informel)

traductions
traductions
  • allemand : uns
  • anglais : us
  • espagnol : nos
  • italien : ci

nom

nous \nu\ masculin singulier

  1. (rare) Collectivité, souvent nationale, vue par ses propres membres, par opposition à un ou plusieurs groupes perçus comme extérieurs ou étrangers.
    • Dans tout cela, une véritable réflexion sur le nous québécois, sur le nous qu’on est ou qu’on croit être devenu, est absente […]. (Sébastien Mussi, Le nous absent, Liber, Montréal, 2018, page 50)

Nous
étymologie
Généralisation et absolutisation du pronom nous.

nom

Nous \nu\ masculin singulier

  1. (sociologie) (politique) Groupe social considéré comme relativement homogène sur le plan culturel et opposé au reste du monde considéré comme étranger ou différent.
    • Cette équivocité se retrouve aussi dans la définition du Nous qui, depuis quelques décennies, se veut inclusif et civique, mais devant l'échec référendaire — rappelons-nous la déclaration du 30 [octobre] 1995 de Jacques Parizeau —, relègue subitement le non-francophone dans la position de l'Autre. (Jean-Herman Guay, « L'échec d'un mythe », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, p. 63)
antonymes


Ce texte est extrait du Wiktionnaire et il est disponible sous licence CC BY-SA 3.0 | Terms and conditions | Privacy policy 0.021
Dictionnaire Français