on
étymologie
Du latin homo, par évolution en position atone. L’usage, en gallo-roman, de homo, comme pronom personnel indéfini, attesté très sporadiquement en latin tardif (et qui n’a pas donné de suite dans les autres langues romanes actuelles comme l’espagnol, l’italien, etc.), en catalan, langue latine, le pronom personnel indéfini hom existe et semble être dû au superstrat francique (cf. allemand man, de Mann, « homme »), mais il convient d’être prudent avec cette hypothèse. Il est à noter toutefois que les consonnes nasales se sont maintenus en moyen néerlandais et en néerlandais dans lesquelles ons signifie « nous » (il en est de même avec uns en vieux haut allemand, en allemand et en gotique), contrairement aux langues germaniques de la mer du Nord dont le « n » a disparu (d'où la loi des spirantes nasales ingvaeoniques). L’occitan possède une forme semblable, om (« on »), issue elle aussi de homo. Or la Gaule méridionale, sous suzeraineté wisigothique, n’a pas connu de superstrat francique et l’influence linguistique des Wisigoths y fut anecdotique. Il faudrait noter aussi, qu'en Corse, autre langue latine, l'usage de omu pronom indéfini, est toujours en vigueur aujourd'hui.

pronom personnel

on \ɔ̃\ singulier indéfini

  1. Pronom de la troisième personne du singulier. — Note d’usage : S’utilise pour désigner une ou des personnes indéfinies, en remplacement d’une forme passive.
    • On fait aussi du pain, mais d'une digestion assez difficile, avec du seigle, de l’orge et même de l’avoine ; […]. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 117)
    • Ainsi donc on nous a mariés sans que nous nous connussions, sans que nous nous aimassions ; on nous a mariés sans nous consulter, nous qu’on mariait. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • Ce qui est certain, c'est qu'en Extrême-Orient on meurt beaucoup plus par la fièvre typhoïde que par le choléra. (Jules Guiart, Les Parasites inoculateurs de maladies, Paris : Flammarion, 1918, page 297)
    • Avec une vigueur remarquable, ils se mirent à improviser un blockhaus autour du canon à pivot et à longue portée qu’on avait placé là. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’éd. de 1921)
    • Depuis fort longtemps, « on » se sert des Chrétiens pour vilipender, fustiger et guerroyer les Musulmans. Depuis fort longtemps, « on » oppose le Christianisme à l'Islam! Depuis fort longtemps, « on » arbore les valeurs chrétiennes comme supérieures aux valeurs musulmanes en omettant sciemment les legs de ces dernières aux premières. (Nas E. Boutammina, Sociologie du Français musulman : Perspectives d'avenir ?, BoD/Books on Demand, 2017, page 27)
  2. nous#fr-pronom-pers|Nous.
    • Tout s'est déroulé comme d'habitude : on a récupéré le fric, on l'a laissé à l'hôtel, et on est sortis fêter le succès, tu sais, le truc typique, d'abord en allant dîner, et puis boire des coups jusqu'à pas d'heure. Comme toujours. (Ramon Palomar, 60 kilos, Éditions Prisma, 2013, chap. 11)
  3. (informel) je#fr-pronom-pers|Je. Note d’usage : pour indiquer que le locuteur ne s’engage que peu.
    • Ne craignez rien, on s’occupera de votre affaire.
  4. (familier) tu#fr|Tu, vous#fr|vous ou n’importe quelle personne autre que moi.
    • On n’a pas été sage aujourd’hui, malgré ma mise en garde !
    • Alors, comme ça, on n’en fait qu’à sa tête et on veut faire son malin !
traductions
On
nom propre

On

  1. (Géographie) Section de la commune de Marche-en-Famenne en Belgique.



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