nourriture
étymologie
(XIIe siècle) Du latin nutritura avec réfection du radical d’après nourrir.

nom

SingulierPluriel
nourriturenourritures

nourriture \nu.ʁi.tyʁ\ féminin

  1. Aliment.
    • Même pour faire seulement de bonnes bêtes de travail, il faudrait rentrer le jeune bétail aussitôt que l’herbe devient rare sur les herbages et distribuer au râtelier une nourriture non-seulement bonne, mais un peu variée, […]. (Jean-Henri Magne, Hygiène vétérinaire appliquée étude de nos races d’animaux et les moyens de les améliorer, 2e éd., tome 2, Paris : chez Labé, 1857, p. 388)
    • Les herbes, nourriture première des herbivores, sont de qualité différente selon les lieux qui les produisent, et les fourrages ne sont pas également composés partout. (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • De plus, une grande partie de la population est en mouvement pour aller chercher au loin la nourriture, qui manque dans la région palmifère, ou pour transporter ses produits : elle n'a guère le temps d'écouter les offres alléchantes des vendeurs de gris-gris : il faut d'abord manger. (Paul Marty, Études sur l'Islam au Dahomey: Le bas Dahomey. - Le haut Dahomey, Paris : Éditions Ernest Leroux, 1926, p. 116)
    • La noirceur de la tourbe et des basaltes est coupée par des taches d’un gazon vert et abondant qui, bien que coriace, sert cependant de nourriture à près de 200.000 moutons sauvages, venus on ne sait d’où. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Naturellement, de tout l’hiver, le crapaud ne prend aucune nourriture. Une abondante alimentation estivale a entreposé dans son organisme quantité de matériaux nutritifs. (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
    • La nourriture jalonne nos vies. Les repas sont des repères. Nous nous souvenons du premier dîner avec l’être aimé (nous pouvions à peine manger, tant le désir de l’autre nous emplissait). (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 319)
  2. Subsistance des hommes et des animaux au moyen des aliments.
    • On cultive aussi un peu de sarrasin, ou blé noir qui sert au chauffage dans un pays privé de bois, et dont les grains sont donnés en nourriture à la volaille. (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 100)
    • Les drèches de brasserie, les touraillons peuvent être employés comme engrais organiques, quand il ne sont pas utilisables pour la nourriture du bétail, qui est leur véritable destination. (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, p.200)
  3. (Figuré) Ce qui fortifie.
    • L’âme a besoin de nourriture aussi bien que le corps.
    • La lecture est la nourriture de l’esprit.
  4. Allaitement, action de nourrir un enfant de son lait.
    • Cette mère a été épuisée par des nourritures successives.
  5. (vieilli) Éducation.
    • Nourriture passe nature, la bonne éducation peut corriger les défauts d’un mauvais naturel.
synonymes
traductions
traductions
traductions
forme fléchie

nourriture \nu.ʁi.tyʁ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de nourriturer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de nourriturer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de nourriturer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de nourriturer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de nourriturer.



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