anglais
étymologie
Dérivé de Angle avec le suffixe -ais.

adjectif

SingulierPluriel
Masculinanglais
\ɑ̃.ɡlɛ\
Fémininanglaise
\ɑ̃.ɡlɛz\
anglaises
\ɑ̃.ɡlɛz\

anglais \ɑ̃.ɡlɛ\

  1. Relatif à l’Angleterre ou à ses habitants.
    • Les questions conjugales : « — Où vas-tu ? — À quelle heure te reverra-t-on ? — Reviens vite, » il fallut les refouler au fond de ma poitrine ; car la vie anglaise, — cette mort du cœur, — la vie des clubs et des cercles, l’absorba tout entier. (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, 2012, collection Folio, page 39.)
    • C’est là, sans aucun doute, que près de cinquante navires anglais, danois et hollandais furent écrasés par les glaces en 1777. (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Pendant un moment, la morgue germanique lutta en lui avec la simplicité anglaise, et aussi avec sa bienveillance naturelle et sa loquacité, et elle eut le dessous. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 174 de l’éd. de 1921)
    • Thackeray a dit quelque part qu’une dame anglaise bien élevée est la plus complète des œuvres de Dieu sur la terre. (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/34)
  2. Relatif à la langue anglaise.
    • La population de Saint-David […] parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
synonymes traductions
nom

anglais \ɑ̃.ɡlɛ\ masculin au singulier uniquement

  1. (langues) Langue parlée au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, au Canada, aux États-Unis, en Australie et dans un grand nombre d’autres pays du monde.
    • Ce ne fut cependant que sous le règne d’Édouard III que le nouvel idiome, auquel est resté le nom d’anglais, fut parlé à la Cour de Londres. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • De plus, l’apprentissage de la langue m’était facilité par la bienveillante coopération du gérant de la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui parlait l’esquimau et l’anglais. (André Steinmann et ‎Gilbert La Rocque, La Petite Barbe, Éditions de l’Homme, 1977, page 83)
    • L’anglais paie le prix fort de son hégémonie. Car le « globish » disgracieux que l’on ânonne d’un bout à l’autre de notre monde globalisé n’a rien à voir avec la langue abondante, élégante et infiniment plastique qui a fait les riches heures de la littérature d’expression anglaise. (Élie Barnavie, « L’Anglais, langue en péril », dans Marianne, n° 689, 3 juillet 2010)
    • « J'ai même un réchaud pour me chauffer du café : et alors, do not disturb''… »/>Elle semblait contente de son anglais de portier d’hôtel. (Angelo Rinaldi, L’Éducation de l’oubli'', Denoël, 1974, p. 298)

    • La chose mérite d’être soulignée, car cette mauvaise langue de Mme de Genlis reprendra à son compte un ragot particulièrement sot, faisant de l’anglais de Voltaire un baragouin insupportable. Voilà qui est absolument faux. (Vincent Badaire, Ce diable d’homme ou Voltaire inconnu, chap. 5, TF1/Telecip & Hachette/CEDS, 1978)
synonymes traductions
forme fléchie

anglais \ɑ̃.ɡlɛ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif imparfait de angler.
  2. Deuxième personne du singulier de l’indicatif imparfait de angler.

Anglais
étymologie
Du bas latin Angli, peuple germanique établi en Angleterre, avec le suffixe -ais. (XIIe siècle) engleis.

nom

Anglais \ɑ̃.ɡlɛ\ singulier et pluriel identiques

  1. (Géographie) Habitant de l’Angleterre.
    • Seigneur, dit Corcoran, il y a dans ce vaste univers deux espèces d’hommes, ou, si vous le voulez, deux races principales, – sans compter la vôtre, – c’est le Français et l’Anglais, qui sont l’un à l’autre ce que le dogue est au loup, ce que le tigre est au buffle, ce que la panthère est au serpent à sonnettes. Ce sont deux races affamées, l’une de louanges, l’autre d’argent, — mais toutes deux également batailleuses et prêtes à se mêler des affaires d’autrui sans y être invitées. (Alfred Assolant, [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k645952.pdf Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran], 1867)
    • Tout à coup, l’Anglais se gonfle orgueilleusement à la façon des dindons, tend son cou de girafe, et élevant la voix — voulait-il que je l’entendisse malgré moi ? — dit à son ami :
      — My dear Bé’eux, quand je étais ga’çone jé mé ennouhiyais beaucoup fo’t ; dépouis que jé souis ma’ié, enco’e piou !
      Et, gloussant avec un bruit de poulie mal graissée, il pousse tranquillement trois aôh! aôh ! aôh! — espacés, le regard fixe, la figure immobile, ce qui, chez tout bon Anglais, est signe de fou rire.
      (Prosper de Monlovier, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9668983s/f84 Le genre anglais], La Revue de famille, janvier 1889, page 78)
    • Il était Anglais, du comté de Kent, et cela impliquait les houblonnières, les églantines dans les haies, la bière et la clarté du soleil, toutes choses qui n’avaient pas leurs pareilles au monde. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 118 de l’éd. de 1921)
    • Le temps approche où le grand commerce va, plus que les guerres de chevalerie, tenter les jeunes Anglais aventureux. (André Maurois, Histoire de l’Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 236)
    • Pour prononcer correctement le gallois, faites comme si vous étiez en colère après un Anglais […] (Lio Kiefer, Le Devoir, 7-8 octobre 2006)
  2. (Par métonymie) Habitant de la Grande-Bretagne ou du Royaume-Uni.
    • L’inconnu était un de ces voyageurs qui se trouvèrent sur le continent lorsque Napoléon arrêta tous les Anglais en représailles […] (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Au moyen des innombrables boîtes qu’il traîne après lui, l’Anglais se procure en tous lieux le at home et le comfort nécessaires à son existence. Que d’outils il faut pour vivre à ces honnêtes insulaires, que de mal ils se donnent pour être à leur aise, et combien je préfère à ces recherches et à ces complications la sobriété et le dénûment espagnols ! (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
    • Vous savez bien qu’individuellement les Anglais sont fort estimables et souvent généreux, tandis que, réunis pour former un peuple, ils deviennent insupportables. (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 111)
    • Un Anglais, même le plus émancipé et le plus sensible à l’Europe continentale, ressent le drame racinien comme infiniment guindé, formaliste, mondain, et n’arrive pas à saisir l’enjeu de violence et de totalité humaine qui est permanent dans chaque moment de l’une de ses pièces. Cela ne passe pas de ce côté-ci de la Manche. (George Steiner, Le Monde de l’éducation ↗, décembre 1999)
  3. (Canada) Anglophone du Canada.
    • J'ai toujours compté de solides amitiés parmi les Anglais de Montréal. (Mémoires de [c. 1933], cités dans René Castonguay, Un diplomate à la découverte du Japon, Québec, Septentrion, 2018, page 141)
    • Eh bien, c’est au Québec qu’on a le plus haut taux de décrochage au secondaire du monde occidental. Ce n’est pas la faute des Anglais, ce n’est pas la faute du fédéral, c’est notre faute. (Discours de Pierre Elliott Trudeau, 1er octobre 1992)
    • ''« C’est vrai que c’est des maudits Anglais, dit Robert Charlebois dans un grand éclat de rire, mais c’est quand même nos voisins. » (Le Devoir, 21 avril 2004)
    • Quand je suis arrivée au comptoir, la fille m’a souri pis m’a dit « Hi ». Franchement! J’ai-tu l’air d’une Anglaise? (Montréal, ville dépressionniste, Moult Éditions, Montréal, 2017, page 228)
synonymes traductions


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